L'artériopathie des membres inférieurs, définie comme l'expression régionale d'une maladie générale athéroscléreuse, est un véritable problème de santé publique, affectant la qualité de vie et pouvant, dans certains cas, conduire à une amputation. Elle affecte 1 à 2% de la population générale avant 50 ans et beaucoup plus après 70 ans. Les femmes, moins touchées que les hommes dans la première partie de leur vie, les rejoignent à un âge plus avancé.

Le tabagisme et le diabète sont les deux principaux facteurs de risque de cette pathologie. Ils représentent, à eux deux, plus de 80% des causes d'artériopathie.

L'artériopathie, qui n'est qu'un aspect d'une maladie polyvasculaire, est annonciatrice d'accidents cardiovasculaires. Détecter précocement cette pathologie constitue donc un enjeu important.

Un test simple et performant fondé sur la mesure des pressions artérielles à la cheville et au bras, potentiellement applicable en médecine générale, pourrait être le moyen d'un dépistage précoce. Des études récentes ont démontré sa valeur diagnostique et surtout sa valeur prédictive pour la mortalité cardiovasculaire. C'est ainsi qu'à partir d'un diagnostic précoce d'artériopathie pourrait se mettre en place une prévention cardiovasculaire générale.

Les laboratoires Lipha Santé ont souhaité interroger l'INSERM sur cette perspective de prévention dont l'intérêt en santé publique est évident. Un groupe pluridisciplinaire d'experts rassemblant les compétences scientifiques et techniques dans les domaines de la médecine, de l'épidémiologie, de la physiopathologie et de la prévention vasculaire ont analysé près de 400 publications reflétant l'état actuel des connaissances. Les conclusions de cette expertise seront fort utiles aux acteurs de santé publique, médecins généralistes et spécialistes, étudiants en médecine.

Dans cette expertise

Groupe d'experts et auteurs

Groupe d'experts et auteurs
  • Pr Bernard ANDREASSIAN, chef du service de chirurgie thoracique et vasculaire, Hôpital Beaujon, Paris
  • Dr Claire BONITHON-KOPP, épidémiologie, chargé de recherches, INSERM U 258, Hôpital Broussais, Paris
  • Pr Jacques BONNET, cardiologie, directeur de l'unité INSERM U 8, Pessac
  • Dr Francois BECKER, angiologie, service de chirurgie cardiovasculaire et angiologie, Hôpital du Bocage, Dijon
  • Pr Ludovic DROUET, angio-hématologie, chef du service d'immuno-hématologie, Hôpital Lariboisière, Paris
  • Emmanuel DUMONT, cardiologie, Vienne
  • Dr Jaime LEVENSON, recherche clinique cardiovasculaire, directeur de recherches, INSERM U 28, Hôpital Broussais, Paris
  • Dr Laure PAPOZ, épidémiologie, directeur du CJF 93-06, Montpellier
  • Dr Pierre PIRONNIEAU, biophysique, directeur de recherche à l'INSERM, Hôpital Broussais, Paris
  • Dr Patrick SEGOND, médecine du travail, coordinateur PCVMETRA, Boulogne-Billancourt
  • Dr Yves SENTOU, angiologie, chef du département d'exploration fonctionnelle vasculaire, Centre cardiologique du Nord, Saint-Denis
  • Pr Alain SIMON, thérapeutique cardiovasculaire, Centre de médecine préventive cardiovasculaire, Hôpital Broussais, Paris, président du groupe d'experts
Coordination scientifique et éditoriale
  • Jeanne ETIEMBLE, directeur de recherche, Département du partenariat pour le développement économique et social (DPES),
  • Emmanuelle CHOLLET-PRZEDNOWED et Marie-Christine CLUGNET, assistantes.
Assistance bibliographique
  • Denise GALY et Myriam CACHELOU, documentalistes, Département information et communication.
  • Philippe GLUILLAUMET, directeur du service commun 2 de l'INSERM