Véritable méthode d'investigation scientifique s'inscrivant dans le cadre de travaux de recherche, l'autopsie psychologique vise à identifier les facteurs de risque, les événements précipitants ainsi que les interactions complexes entre les différents facteurs successibles d'être impliqués dans le geste suicidaire. Son principe repose sur l'analyse rétrospective du parcours psychologique, social et médical de sujets décédés par suicide.

Obtenir une meilleure connaissance des causes de décès par suicide, tel est l'enjeu pour améliorer la prévention du suicide et tel est également l'objectif de l'autopsie psychologique. En France, le suicide est une priorité de santé publique qui a conduit à la mise en place, depuis 2000, d'une stratégie nationale de prévention des actes suicidaires. Développée aux Etats-Unis et dans quelques pays nordiques, l'autopsie psychologique n'est pour l'instant pas appliquée en recherche en France car il n'existe pas de protocole standardisé.

A la demande de la Direction générale de santé (DGS), l'Inserm a réalisé une expertise opérationnelle permettent de définir des grands principes et les pré-requis pour le développement de recherches utilisant l'autopsie psychologique et d'établir un cahier des charges pour une bonne pratique de cette méthode.

Dans cette expertise

Rencontre-débat du 10/09/2008 (compte rendu), 10 p. : Ecouter

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Groupe d'experts et auteurs

  • Rémy BADOC, SEPIA (Suicide, écoute, prévention, intervention auprès des adolescents), Mulhouse
  • Agnès BATT, Département de santé publique, Faculté de médecine, Université de Rennes 1, Rennes
  • Frank BELLIVIER, Neurobiologie et psychiatrie, Unité Inserm 513, Créteil
  • Michel DEBOUT, Institut médicolégal, Hôpital Bellevue, CHU de SaintÉtienne, Saint-Étienne
  • Benoît DELATTE, Hôpital psychiatrique du Beau Vallon, Saint-Servais, Belgique
  • Françoise FACY, Psychopathologie et pharmacologie des comportements, Inserm XR 302, Le Vésinet, UMRESTTE, Lyon
  • Claude GOT, Conseil national de sécurité routière, Saint-Nom-La-Bretèche
  • Éric JOUGLA, CépiDc (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès), Inserm, Le Vésinet
  • Odile SPREUX-VAROQUAUX, Service de biologie, Unité de pharmacologietoxicologie, Centre hospitalier de Versailles et Faculté de médecine ParisÎle de France Ouest, Université Versailles-St Quentin
  • Jean-Louis TERRA, Laboratoire santé, individu, société EA 4129, Centre hospitalier Le Vinatier, Bron, Université Lyon 1
Ont présenté une communication
  • Monique SÉGUIN, Université du Québec en Outaouais, Département de psychologie, Québec ; Groupe McGill d’étude sur le suicide, Université McGill - Hôpital Douglas, Verdun, Québec ; Centre de recherche Fernand- Séguin, Hôpital Louis-H. Lafontaine, Université de Montréal, Montréal
  • Michel DEBOUT, Institut médicolégal, Hôpital Bellevue, CHU de SaintÉtienne, Saint-Étienne
Coordination scientifique, éditoriale, bibliographique et logistiqu
  • Fabienne BONNIN, attachée scientifique, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Catherine CHENU, attachée scientifique, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Jean-Luc DAVAL, chargé d’expertise, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Jeanne ÉTIEMBLE, directrice, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Cécile GOMIS, secrétaire, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Anne-Laure PELLIER, attachée scientifique, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Chantal RONDET-GRELLIER, documentaliste, Centre d’expertise collective de l’Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris