Sexe et genre : Mieux soigner les femmes et les hommes

Il n’y a pas si longtemps, les barboteuses des bébés filles étaient systématiquement roses, celles des garçons, bleues. Eh bien en santé, ce stéréotype reste d’actualité. Par exemple, les maladies cardiovasculaires sont auréolées de bleu, l’ostéoporose est quasi 100 % rose ! Bilan : diagnostic, prise en charge, traitements sont conçus pour une moitié de l’humanité, sans tenir compte de l’autre. Or, femmes et hommes sont différents tant au niveau biologique que dans leurs représentations sociales et culturelles, leurs modes de vie ; ces deux aspects, respectivement « sexe » et « genre », interagissent en permanence. Rien de surprenant donc à ce que les maladies s’expriment différemment et qu’il faille tenir compte de cette variabilité pour soigner l’ensemble de la population. Une évidence qui peine pourtant à trouver un écho chez les chercheurs et les médecins. C’est pourquoi, dans le cadre de ses Journées recherche et santé (JRS), l’Inserm organise un colloque international sur le thème « Sexe et genre dans les recherches en santé : une articulation innovante », le 23 novembre 2017 à l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris. L’objectif : mieux soigner les femmes et les hommes. [Dossier Grand Angle].


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