Parcourir Rapports d'expertise collective par mot-clé "Tabagisme"

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  • Afin de statuer sur la légitimité de l’intervention des pouvoirs publics dans les comportements de consommation de tabac, les économistes ont tenté de modéliser la dépendance tabagique. Deux modèles théoriques sont proposés à ce jour : le modèle de dépendance rationnelle, qui formalise un individu aliénant rationnellement sa liberté future de consommation, et le modèle de capital santé, qui formalise un individu arbitrant entre un plaisir et son espérance de vie. Les tests de pertinence de ces modèles théoriques ont une importance pratique en matière de recommandations de politique publique de lutte contre le tabac : si l’hypothèse de dépendance rationnelle est vérifiée, des politiques de prix annoncées, crédibles et régulières constituent le moyen le plus efficace de lutte contre le tabagisme. En revanche, si les fumeurs sont piégés dans la dépendance, augmenter les prix est non seulement peu efficient, mais aussi inutilement cruel pour les fumeurs ; on se tournera alors vers des politiques de dissuasion d’initiation ou d’aide au sevrage. Sans toutefois être exempt de problème, il semble à l’analyse de la littérature que le modèle de capital santé rende mieux compte des faits empiriques observés à propos du tabagisme que le modèle de dépendance rationnelle.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, 123p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, 95p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XVIII-482 p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XVI- 247p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, 273p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, X - 151p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XI - 297p.
  • Si les usages de drogues avant l’âge de 14 ans s’avèrent relativement rares, ils révèlent très souvent des situations de vulnérabilité qui nécessitent une prise en charge rapide et donc l’existence d’une réponse publique efficace. D’importants efforts ont été déployés ces dernières années pour prévenir l’usage de drogues des jeunes, comme en témoignent les campagnes d’information et de prévention à destination du grand public ou la mise en place des « consultations cannabis ». L’articulation des aspects répressifs et sanitaires de la réponse publique, pierre angulaire du système actuel de prise en charge, interroge les rôles et les positionnements respectifs des personnels soignants et des institutions répressives. Il s’agit ici de rendre compte de l’évolution et de la mise en oeuvre des dispositifs publics visant à repérer et « prendre en charge » les usages de drogues parmi les populations les plus jeunes, ainsi que de souligner les avantages d’un repérage et d’une intervention précoces.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XII- 143p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XII - 473p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, VII - 194 p.
  • L’adolescence est souvent l’âge de l’expérimentation des substances psychoactives et parfois celui du passage à un usage plus régulier. À travers les résultats d’enquêtes en population générale menées en France, cet article fait le point sur les consommations des drogues des plus jeunes en mettant en évidence leurs spécificités par rapport à celles des adolescents plus âgés. Il montre que les usages réguliers des différentes substances ne commencent en général guère avant 14 ans, mais que les adolescents qui se distinguent par la précocité de leur expérimentation présentent un risque nettement plus important de basculer vers un usage plus intensif ou problématique. À travers une présentation des limites méthodologiques des enquêtes utilisées, les auteurs discutent la nature du lien observé entre précocité de l’expérimentation et niveau d’usage : tout en rappelant l’indiscutable valeur pronostique de la précocité du premier usage pour prédire les usages problématiques futurs, ils montrent que son interprétation peut se révéler délicate dans les enquêtes épidémiologiques transversales.