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  • Les acides gras ω-3 ont été parmi les premiers nutriments dont un effet sur la structure et la fonction du cerveau a été démontré. L’exceptionnelle richesse de cet organe en acides gras ω-3 explique, au moins en partie, l’étude de l’influence des apports alimentaires en ces nutriments sur certaines maladies psychiatriques et sur le déclin cognitif lié au vieillissement. Au final, les acides gras ω-3 semblent efficaces dans la prévention du stress, de la dépression et de la démence, notamment au cours de la maladie d’Alzheimer. Si leur rôle comme régulateur de l’humeur demeure hypothétique, ils pourraient être impliqués dans la dépression, notamment celle du post-partum, et dans le trouble bipolaire. Enfin, le rôle des acides gras ω-3 alimentaires dans l’autisme et la schizophrénie doit encore être démontré. Les relations établies entre ces apports alimentaires et certains troubles mentaux justifient que l’on se préoccupe de l’insuffisance en acides gras ω-3 dans le régime de la population française (moins de 50% des apports conseillés pour l’acide α-linolénique), d’autant que ce déficit pourrait être facilement résorbé, notamment par la consommation d’huile de colza.
  • Cet article passe en revue les hypothèses classiques et les travaux récents dans le champ de la compréhension de l’alcoolodépendance. Les données issues des études psychopathologiques tentaient de déterminer une « personnalité pré-addictive ». Les évaluations psychométriques plus récentes s’adressent à des dimensions de personnalité et à des catégories. Les dimensions de personnalité les plus souvent associées à l’alcoolodépendance sont la recherche de sensations, la personnalité antisociale et la recherche de nouveautés. La recherche de sensations apparaît comme un déterminant particulièrement important. Il est évalué de manière standardisée à l’aide d’une échelle mesurant cinq facteurs : le facteur général, la recherche de danger et d’aventure, la recherche d’expériences, la désinhibition et la susceptibilité à l’ennui. Les patients présentant une dépendance à l’alcool ont régulièrement un niveau plus élevé de recherche de sensations. Parallèlement à ces travaux psychopathologiques, des études neurophysiologiques et génétiques tentent de corréler les facteurs de personnalité au risque de dépendance à l’alcool. Les données préliminaires de ces travaux sont présentées et discutées.
  • Grâce aux progrès biotechnologiques récents, les anticorps monoclonaux constituent une nouvelle classe de médicaments pour le traitement des tumeurs solides. Afin d’illustrer l’intérêt de cette classe thérapeutique et son évolution, nous présentons deux anticorps utilisés en pratique quotidienne (le trastuzumab et le cétuximab), ainsi que deux cibles prometteuses pour lesquelles des anticorps devraient être prochainement disponibles (IGF-1R et c-MET). Le trastuzumab et le cétuximab ont bouleversé les stratégies thérapeutiques dans les cancers du sein, les cancers du côlon et ceux de la sphère ORL, mais leur efficacité est cependant limitée à une fraction de patients et est le plus souvent transitoire. Les défis actuels sont donc nombreux : mieux comprendre le mode d’action de ces molécules, élucider les mécanismes de résistance, exploiter la synergie entre anticorps et chimiothérapie, sélectionner les patients pour lesquels un bénéfice peut être espéré. Résoudre ces questions devrait permettre de proposer dans le futur des traitements individualisés sur la base des caractéristiques des tumeurs et des patients.
  • Afin de statuer sur la légitimité de l’intervention des pouvoirs publics dans les comportements de consommation de tabac, les économistes ont tenté de modéliser la dépendance tabagique. Deux modèles théoriques sont proposés à ce jour : le modèle de dépendance rationnelle, qui formalise un individu aliénant rationnellement sa liberté future de consommation, et le modèle de capital santé, qui formalise un individu arbitrant entre un plaisir et son espérance de vie. Les tests de pertinence de ces modèles théoriques ont une importance pratique en matière de recommandations de politique publique de lutte contre le tabac : si l’hypothèse de dépendance rationnelle est vérifiée, des politiques de prix annoncées, crédibles et régulières constituent le moyen le plus efficace de lutte contre le tabagisme. En revanche, si les fumeurs sont piégés dans la dépendance, augmenter les prix est non seulement peu efficient, mais aussi inutilement cruel pour les fumeurs ; on se tournera alors vers des politiques de dissuasion d’initiation ou d’aide au sevrage. Sans toutefois être exempt de problème, il semble à l’analyse de la littérature que le modèle de capital santé rende mieux compte des faits empiriques observés à propos du tabagisme que le modèle de dépendance rationnelle.
  • L’ampleur de la mobilisation collective suscitée par l’épidémie de sida a été soulignée maintes fois. En raison d’une logique de diffusion sélective, l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) n’a pas seulement déclenché l’action des malades et de leurs proches, comme c’est habituellement le cas dans le domaine des maladies, mais aussi celle des deux « groupes sociaux » les plus affectés : les homosexuels masculins et les usagers de drogues. Existant depuis près d’un siècle, les collectifs de « malades » recouvrent des configurations diversifiées, qui vont des groupes consensuels se développant dans les années 1930 aux groupes plus contestataires émergeant au cours des années 1970. Nous montrerons ici comment, dans les champs du sida et de la toxicomanie, ces collectifs d’usagers se sont multipliés au travers de choix d’identifications publiques ifférenciées. Dans le domaine de la lutte contre le sida, coexistent toutes les formes de mobilisation que l’on trouvait déjà préalablement dans le champ des maladies. Dans le domaine de l’usage de drogues, les logiques d’action sont moins diversifiées et se partagent en deux grandes catégories : groupes d’intérêt et self-help groups (groupes d’entraide).
  • Une étude épidémiologique menée en 2004 en Côte d’Or et dans le Doubs révélait que parmi 1 251 patients porteurs du VHC, un sur 4 était traité et un sur 6 ne bénéficiait d’aucune prise en charge. Une étude qualitative faite en Bourgogne en 2006-2008 visait à identifier les raisons de l’insuffisance de soins ; 25 médecins ont été interrogés sur leur confrontation à l’infection par le VHC et les difficultés de sa prise en charge, et 27 patients atteints d’hépatite chronique C sur les circonstances du dépistage et du diagnostic, l’itinéraire de soins, la représentation et le vécu de la maladie et du traitement, les relations avec les soignants. L’étude a révélé une grande variabilité dans les délais entre le diagnostic, la consultation en hépatologie et l’instauration du traitement ; celle-ci est en grande partie expliquée par les modalités du fonctionnement de la relation médecinspatients et des choix de prise en charge faits par les médecins impliqués.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XIII - 406p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, VIII - 345p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XV - 431p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XI - 434p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XIII - 147 p.
  • Expertise collective Inserm. Rapport complet, XIII - 348p.